3. La descente : du compte au mot-clé, en part du total
Une fois la mesure établie, je descends un niveau à la fois : les campagnes, puis les groupes d'annonces de la campagne qui pose question, puis ses mots-clés. À chaque niveau, un tableau trié par coût, chaque ligne lue en part du total, et deux questions. La part des conversions suit-elle la part de la dépense ? Une campagne qui prend 60 % du budget pour 20 % des demandes saute aux yeux dans ce format, alors qu'elle passe inaperçue dans une liste triée par nom. Et la ligne a-t-elle bougé par rapport à la période précédente, ou au même mois de l'an dernier si votre activité a une saison ?
Un constat au niveau d'une campagne ne se corrige pas encore : il désigne seulement où creuser. Je filtre sur l'élément suspect, je descends d'un cran, et je recommence jusqu'à tomber sur quelque chose qu'on peut changer, un mot-clé, une annonce, une page. Une campagne à 3 % du budget peut attendre : je commence par ce qui dépense le plus.
La descente cherche aussi ce qui marche, pas seulement ce qui fuit. Un groupe d'annonces qui fait l'essentiel des demandes à bon coût rapporte davantage si on lui donne plus d'enchère, plus de budget, de nouveaux mots-clés de la même intention ou une meilleure page, qu'un groupe médiocre qu'on essaie de sauver.
En chemin, je relève les réglages posés à la création et oubliés depuis. Le ciblage géographique d'abord : l'option par défaut, « Présence ou intérêt », diffuse aussi auprès de personnes situées ailleurs qui s'intéressent à votre zone, alors que « Présence » s'en tient à celles qui s'y trouvent ou s'y rendent régulièrement. Pour un artisan qui intervient dans un seul canton, je choisis la seconde. Puis les réseaux cochés, les langues ciblées dans un pays à quatre langues nationales, et l'historique des modifications, que Google conserve deux ans : devant une performance qui décroche, je cherche d'abord une modification faite le même jour.