Le pays de vente et la devise
Dans la liste des pays et devises acceptés, la Suisse figure avec le franc suisse, et l'onglet Shopping y est disponible pour les acheteurs. Votre flux déclare donc la Suisse comme pays de vente et des prix en CHF. Un site qui affiche les prix en euros peut aussi diffuser en Suisse grâce à la conversion des devises, j'y reviens dans la FAQ, mais ce n'est pas le montage que je recommande à une entreprise dont la Suisse est le marché principal.
Le prix, TVA comprise, identique sur la page
La page de l'attribut prix range la Suisse parmi les pays où le prix envoyé inclut la taxe sur la valeur ajoutée, avec une condition qui vaut partout : le prix du flux et le prix de la page doivent correspondre. Le prix s'envoie sans les frais de port, qui ont leur propre attribut. Deux interdictions méritent d'être connues avant de construire un site pour deux marchés. Afficher « voir le prix dans le panier » est contraire aux règles. Et changer le prix selon la position de l'acheteur, en détectant son adresse IP, l'est aussi : un site qui montre des francs aux visiteurs suisses et des euros aux autres, sur la même URL, passe par des pages distinctes, ou par le programme de tarification régionale de Google s'il est disponible pour la Suisse, pas par une détection d'adresse.
Les frais de port, obligatoires
La Suisse est dans la liste des pays où les frais de port sont obligatoires pour les annonces Shopping et les fiches gratuites. Ils se règlent au niveau du compte, dans les paramètres de livraison, ou produit par produit avec l'attribut livraison. Google demande d'inclure tout ce qui s'appelle livraison, envoi, traitement ou logistique, et de surestimer plutôt que de sous-estimer quand on ne sait pas. Les droits de douane, eux, ne se mettent ni dans le prix ni dans les frais de port : un marchand qui expédie vers la Suisse depuis un autre pays doit les annoncer clairement sur sa page, avant la commande.
La langue du flux, celle des pages
Google accepte le français, l'allemand et l'italien, et n'importe quelle langue acceptée peut être diffusée en Suisse. La règle qui compte est ailleurs : la page de destination doit être dans la langue du flux, et Google prévient que des produits peuvent être refusés si la majorité des données ne correspondent pas à la langue déclarée. Un site romand vend donc en Suisse avec un flux en français qui pointe vers des pages en français. S'il veut vendre outre-Sarine, il lui faut des pages en allemand, un flux en allemand qui pointe vers elles, et des campagnes séparées. Un seul pays, deux ou trois flux : c'est la première chose qui distingue un compte suisse d'un compte français, et la première que les tutoriels en euros ignorent.
L'entreprise, validée avec des documents
Merchant Center exige la validation de l'identité de l'entreprise: une pièce d'identité officielle de la personne qui gère le compte, et des documents d'immatriculation au nom légal de l'organisation, avec un nom et une adresse qui correspondent exactement au profil Merchant Center et au profil de paiement Google. Tant que la validation n'est pas faite, Google parle de « restrictions de compte » et de visibilité à « rétablir ». La personne qui lance la procédure doit être celle qui la termine, même si le compte a plusieurs administrateurs, ce qui exclut de la déléguer à moitié à un prestataire. Pour une société suisse, je pense qu'un extrait du registre du commerce ou une attestation de TVA remplit le rôle du document d'immatriculation, mais c'est Google qui tranche, pièce par pièce.
À ces cinq points s'ajoutent les exigences du site lui-même : conditions de retour, coordonnées, paiement sécurisé, disponibilité conforme au stock. Elles sont les mêmes qu'ailleurs, et Google les décrit dans sa page sur la confiance des clients. Si votre site les affiche déjà pour vos clients, il n'y a rien à ajouter.